Concert de Rick Ross à Abidjan: le débrief.

(Disclaimer: avant de procéder avec tout ce qui va suivre, je précise que je suis une ancienne employée de Voodoo, et que ceci n’altère en rien ce qui ce que je vais écrire).

Vous le savez, dans le calendrier événementiel en Afrique, deux périodes qui concentrent les plus gros événements en termes de concerts sont les grandes vacances (juin – août) et les fêtes de fin d’année. Et il faut le dire, cette année à Abidjan, les sponsors côté téléphonie (qui ont souvent les plus gros budgets, avec les marques brassicoles) semblent avoir cassé la tirelire un peu plus que les années précédentes, et cela a forcément une incidence sur la qualité (et le nombre) de concerts avec des artistes de renommée internationale. Ainsi, la société 2A Consulting a créé l’événement en annonçant un concert avec Hiro Le Coq, Dadju et surtout DAMSO en tête d’affiche (ce sera à ma connaissance, le premier concert en Afrique pour le rappeur). Du côté de l’opérateur téléphonique MTN Côte d’Ivoire, ce sont 3 jours de concerts qui sont prévus du côté de l’Université de Cocody, avec en prime AKON qui sera sur scène le 22 décembre. Chez l’opérateur MOOV, c’est la pop star nigériane DAVIDO qui fera le show lors de l’événement Abidjan By Night au Palais de la Culture de Treichville. Mais c’est surtout Orange Côte d’Ivoire qui a pris la grosse part du gâteau, en s’associant au concert de l’américain Rick Ross,(organisé par le groupe de communication Voodoo) qui a eu lieu hier, 16 décembre 2017 à l’hôtel Sofitel Ivoire.

LS-8-ans-4x3€RS-1

Ayant eu vent depuis plusieurs semaines que la Nouvelle SODA (la branche événementielle de Voodoo) était en négociation avec un poids lourd du rap américain, je n’ai pas été surprise en recevant le flyer de l’événement sur WhatsApp très tôt le samedi 02 décembre. Par souci d’authentifier l’information, je me suis rapprochée de certaines personnes pour confirmation, avant de diffuser le visuel.  Comme je m’y attendais, certains étaient surpris et impatients lorsque d’autres étaient… dubitatifs. Est-ce un fake ? Est-ce que ce sera plutôt son sosie qui viendra ? Est-ce qu’il ne va pas annuler à la dernière minute ? Est-ce que le concert ne sera pas plutôt un showcase privé auquel n’auront accès que les plus nantis ? J’ai été assaillie de questions, mais à nouveau, je n’étais pas surprise et pour cause.

Le contexte.

Le public africain de manière globale est souvent le laissé pour compte, lorsqu’il s’agit de concerts ou tournées d’artistes internationaux. Cela s’explique d’abord par des questions à la fois économiques et logistiques: les cachets de ces artistes sont généralement très élevés et il est compliqué (sans sponsors) de rentrer dans ses frais en tant qu’organisateur. Ensuite, la problématique logistique est très épineuse: il n’existe (surtout côté francophone) que peu de salles de concerts aux normes internationales, ce qui pousse souvent les organisateurs à investir des lieux tels que des stades, des salles de congrès ou des terrains vagues pour y organiser de grands concerts. Je passe par ailleurs sur les infrastructures purement techniques (lumières, sono etc..) qu’il faut parfois importer de l’étranger si la star l’exige dans son rider* (en gros la fiche technique qui comprend tout ce dont l’artiste a besoin pour faire sa prestation dans les meilleures conditions). Et enfin, je reviens à nouveau sur l’aspect économique: vu le pouvoir d’achat moyen en Afrique, il est très difficile d’imaginer des tickets de concerts à 50 euros en montant (comme c’est souvent le cas à Bercy pour des artistes américains, par exemple).

Autre point: en général, les artistes internationaux profitent de leurs concerts à l’étranger pour se faire du « side money » en faisant des showcases ou apparitions rémunérées dans les clubs. Cela leur permet de faire d’une pierre deux coups, puisqu’ils sont déjà sur place et que l’organisateur qui les font venir a déjà payé les frais les plus importants. Or, même en baissant le montant de leurs cachets, il est souvent compliqué pour les propriétaires de boîte de nuit de pouvoir s’aligner sur ce que demandent les managers des artistes… Je le sais puisque j’avais eu à travailler sur la venue d’un rappeur américain à Abidjan et que son manager demandait 30.000 dollars pour une apparition dans un club… et aucune boîte de nuit n’avait les moyens de suivre (et il faut dire que le rappeur en question n’a pas une très grande cote ici, ce qui ne m’a clairement pas aidée dans les négociations).

Maintenant que j’ai cité tout cela, il ne faut pas oublier bien sûr, la méconnaissance (voire parfois l’ignorance) des équipes qui entourent ces artistes quand on parle d’Afrique: ils sont souvent (encore) persuadés que c’est un continent dangereux et que les staffs techniques sur place ne sont pas capables de garantir la qualité standard d’un show (sur ce point malheureusement, je ne peux pas leur donner complètement tort).

Avec tous ces challenges, vous comprendrez donc aisément qu’il n’y ait souvent que le Maghreb et/ou l’Afrique du Sud qui figurent sur les tournées mondiales des plus grands artistes. Mais heureusement, ça commence à changer. Tout d’abord, il y a une croissance économique qui permet aux gens de consacrer un peu plus de leur budget aux loisirs. Ensuite, avec un internet qui se démocratise, il y a une telle ouverture au monde aujourd’hui que la consommation culturelle est plus forte qu’elle ne l’a jamais été sur le continent. Et enfin (c’est pour moi un élément qui compte), les artistes africains commencent lentement mais sûrement à rivaliser avec leurs compères internationaux, ce qui a pour effet domino d’habituer désormais le public africain à aller aux concerts locaux tout en devenant plus exigeants.

Abidjan, capitale culturelle.

En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, elle est une place culturelle forte depuis les années 70, et après les troubles qu’elle a connu, elle est en train de revenir en force… même si je trouve qu’Abidjan est (en volume) plus une place de consommation qu’une place d’exportation (comme elle l’a été dans les années 90). Locomotive économique de la sous-région et nouveau paradis consumériste où les supermarchés poussent quasiment à chaque coin de rue, la capitale économique ivoirienne attire les capitaux et forcément… les géants du showbiz (Sony et Universal y ont ouvert leurs sièges, et je passe sur les autres géants qui s’apprêtent à arriver). Je ne pouvais pas finir sur le contexte sans mentionner l’impact d’une autre place culturelle africaine (très) forte: Lagos. Certains n’y verront pas de corrélation, mais je pense que la popularité croissante de l’Afrobeats à l’étranger, couplée aux nombreux concerts d’artistes américains qui se sont rendus au Nigéria ces dernières années (Mariah Carey, Mary J Blige, Migos, Pusha T, Tyga…) ont permis de « rassurer » un peu sur le potentiel du continent africain dans le secteur du spectacle… Mais tout n’est pas encore gagné ! De nombreux couacs (annulation, gestion catastrophique des événements…) continuent encore de faire douter.. les spectateurs en premier. Raison pour laquelle, les organisateurs sont parfois obligés de demander aux artistes internationaux qu’ils bookent de bien confirmer leur présence via des vidéos relayées sur les réseaux sociaux ou dans des spots promotionnels à la télévision.

Concernant la venue de Rozay, j’étais sûre qu’il serait là car il a été un des premiers rappeurs américains (avec Snoop Dogg) à non seulement s’associer à des artistes urbains africains contemporains (cf. sa collaboration avec P-Square), mais il a déjà fait des prestations scéniques sur le continent (notamment en Afrique du Sud, au Nigeria, au Sénégal et en Tanzanie entre autres). Ma préoccupation n’était donc pas sa venue, mais plutôt le nombre de personnes qui feraient le déplacement. J’ai déjà eu à le dire sur Twitter comme dans mon podcast Le Flow, mais la Côte d’Ivoire n’est pas véritablement un pays Hip Hop US. Ou du moins, ne l’est plus ou ne l’est pas autant que… le Cameroun, par exemple. Alors bien sûr, tous les rappeurs français qui ont défilé à Abidjan ces deux dernières années (Black M, Booba, Kery James, Gradur…) peuvent prouver qu’il y a un public Rap ici puisque la plupart de leurs shows étaient pleins de fans en délire… mais quand il s’agit de rap américain ici, la proportion (en termes de masse) de fans me semble assez… limitée. J’étais donc curieuse de savoir combien de gens allaient dépenser entre 20.000F et 40.000F (ce qui représente environ 4 à 8 fois le prix moyen d’un ticket de concert ici) pour voir Rick Ross en live.

La communication.

Annoncé tout juste deux semaines avant le jour-j, on ne peut pas dire que la campagne de communication autour du concert ait été très massive. Il y a eu quelques panneaux d’affichage, ainsi que des spots sur les radios partenaires, mais l’essentiel de la communication a été sur les réseaux sociaux. Et au fur et à mesure que l’on s’est rapproché de la date, la question « Tu vas au concert de Ross ? » ou « Tu as un ticket à me filer ? » était sur toutes les lèvres ou presque… On en avait même oublié que Davido avait également un concert le même jour. J’ai moi-même hésité jusqu’à la dernière minute pour me rendre sur les lieux du show, mais grande inconditionnelle du « Boss » que je suis depuis son 2ème album, ça aurait bête de ma part de rater son premier concert en Côte d’Ivoire. J’ai donc décidé d’y aller.

Le Dress Code et le lieu.

Premier point à noter: il y avait un Dress Code. Tout le monde devait être en blanc. Seulement, quand je suis arrivée sur place, j’ai réalisé que nous étions plus de la moitié (si ce n’est plus) à n’avoir pas du tout respecté la consigne (lol).

Arrivée dans la salle aux alentours de 21h30 (le public a commencé à s’installer une heure plus tôt), j’ai trouvé des places assises pour les VIP et des places debout au fond pour les non-VIP. C’est un autre point qui m’a interpellée: pour ma part, on ne s’assoit pas à un concert de Hip Hop. On peut mettre les VIP dans un espace proche de la scène ou imaginer d’autres avantages, mais un spectacle Hip Hop n’est pas le lieu pour s’asseoir et pour preuve, une fois les premières parties terminées et Rick Ross sur scène, TOUT LE MONDE était debout sans exception et ce, jusqu’à la fin du show. Maintenant, je sais que c’est culturel, en Afrique on ADORE s’asseoir aux événements. Y a un côté cérémonial et formel, voire même pompeux. Donc je peux comprendre que les organisateurs s’y soient conformés… mais j’aurais plutôt vu le concert sur le parvis de l’hôtel, à l’instar de ce qui avait été fait pour le concert de David Guetta à Abidjan l’an dernier.

Les premières parties… et leurs soucis.

Assez paradoxalement, je fais partie des gens qui vont aux concerts autant pour les premières parties que pour la tête d’affiche. J’y vais toujours en me disant que je vais découvrir des artistes prometteurs, des talents à suivre de près ou des chansons qui ont le potentiel d’un hit (si elles sont bien marketées). Malheureusement, et comme à chaque concert où je me rends sur ce continent, je suis atterrée par le (manque de) niveau. Bien sûr, je n’attends pas d’artistes débutants qu’ils aient la maîtrise de l’art scénique (encore que.. le jeune rappeur camerounais Tenor n’a pas 10 ans de carrière mais il s’en sort bien..). Mais il y a un minimum, tout de même. Les premières parties d’hier soir, pour la plupart, n’avaient pas de micro. Cela rend déjà le rendu un peu bizarre, on a plus l’impression de regarder la mythique émission Délire que d’assister à une prestation scénique. Ensuite, il y a un vrai souci de chorégraphie et de gestion de l’espace. Les artistes se promènent de long en large, ou à l’inverse, restent figés et limitent leurs mouvements. Du coup, en tant que spectatrice, c’est vraiment gênant à regarder ou ennuyeux… et je préfère rester sur mon portable, en attendant que ça passe (comme beaucoup d’autres personnes dans le public). Ceci dit, big up à Terely et Suspect 95 qui ont eu le mérite, sans micro et sans danseuse/backeur, de réveiller la salle grâce à leur énergie et leur interaction avec le public. Pour les autres, je pense qu’il est vital qu’ils (ou leurs labels) répètent le plus souvent leurs prestations. Il ne faut pas attendre de booker un show pour être prêt. Il ne faut pas attendre les balances d’un concert pour savoir comment occuper la scène ou quoi faire de ses mains quand on n’a pas de micro. Être « artiste de studio » a ses limites et celles-ci se voient hyper rapidement quand on est face à un public, notamment qui ne vous connaît pas. Et encore, le public ivoirien est globalement très tolérant avec les artistes qu’il ne connait pas. Ailleurs, le public refuse d’applaudir voire insulte ou vous balance des objets (bouteilles vides etc) sur scène.

La présence d’Awa Imani… ?

Je dois dire que c’est un des éléments qui m’ai un peu intriguée. Je comprends qu’il fallait une présence féminine et que le choix dans le domaine (une artiste féminine française qui ait le vent en poupe auprès des jeunes) ne soit pas très large mais… comment dire… J’aurais privilégié Aya Nakamura. Pas que j’ai de problème particulier avec Awa, she seems like a very nice girl, mais… on ne la connaît pas ici. À part son apparition sur le titre « Chocolat » avec Lartiste, qui a bénéficié d’une diffusion radio assez conséquente ici, pour le reste…elle est peu connue pour le moment. De ce fait, lui laisser le temps d’interpréter 4 à 5 titres… j’ai trouvé ça un peu too much. Mais elle s’est bien défendue so shout out to her.

Le show.

Après des premières parties qui ont donc semblé interminables, le rideau se lève et l’on aperçoit une scène constituée d’escaliers. Ensuite, deux jeunes femmes défileront de long en large sur la scène en tenant des panneaux Luc Belaire, la marque de mousseux dont Rick Ross est ambassadeur (on n’oublie jamais le business, right?). Par la suite, le DJ de Rick Ross prend place, et commence à chauffer le public avec « Dreams and Nightmares« , un classique de Meek Mill. Le poulain de Rozay, actuellement en prison, sera présent tout au long de la performance de Rick Ross hier soir, via la diffusion de ses titres (« I’m a boss« ), le backeur de Ross qui demandera au public de crier « Free Meek Mill » ou encore l’apparition de son visage sur le grand écran. Quelques minutes après la prise de poste de son DJ, Rozay arrive ENFIN, en dévalant les escaliers avec la nonchalance qui le caractérise. Vêtu de noir et quelque peu amaigri, il va enchaîner tubes (« Hustlin », « Blowing Money Fast »..) et morceaux moins connus du public (« Diced Pineapples », « Trap Trap Trap »..). Justement, le choix de sa tracklist m’a un peu interloquée. Il a sélectionné des titres de ses différents albums et mixtapes, mais sans véritable cohérence.. si ce n’est que la majorité des titres étaient Trap/Uptempo. Visiblement fatigué à un moment, il s’est mis en retrait de la scène et c’est son hypeman/backeur qui a assuré une bonne partie du spectacle, avec brio d’ailleurs. Vers la deuxième partie de sa performance, le public a, lui aussi, fini par se fatiguer un peu et les gens se sont progressivement assis (quand ils ne quittaient pas la salle au compte-goutte). Alors que le show avait repris un petit coup de fouet lorsque le DJ a balancé un beat de Biggie, ce n’est que quelques instants plus tard qu’on réalise que Rick Ross a disparu de la scène sans dire au revoir et donc que… le concert était fini. J’ai trouvé cela un peu brutal comme fin de spectacle, mais il fait ça dans la plupart de ses shows outre-Atlantique, paraît-il.

Pour ma part, dans l’ensemble, j’ai apprécié le show. Le simple fait d’entendre « M-M-Maybach Music » et de voir Rick Ross débarquer en chaire et en os en Afrique, c’était indescriptible. J’apprécie qu’il ait fait l’effort d’avoir le micro ouvert et de faire du semi-live, et ce, sans avoir fait de balances ou de répétitions avant. Par ailleurs, il a perdu un de ses plus proches amis (Black Bo) il y a quelques jours et devait s’occuper en partie de l’enterrement. Ça aurait pu être un motif d’annulation en se disant que ce n’est « qu’un petit concert en Afrique« , mais il a quand même tenu ses engagements et c’est un signe de professionnalisme malgré tout. Et enfin, j’étais contente d’être (pour une fois) entourée de gens qui écoutaient du Rap US et de pouvoir être dans la vibe sans avoir l’impression d’être toute seule dans ma bulle lol.

Pour finir, j’aurais quand même trois petites observations à faire:

1 – Je trouve ça un peu dommage que, pour un concert qui ait pour principal sponsor une société de télécommunications, cette dernière ne mette pas une couverture Wifi dans la salle. La majorité des gens (dont moi) avait son téléphone en main, prenait des photos ou même diffusait le show en direct sur Facebook. Ce n’est pas normal qu’ayant déjà payé leur ticket, on doive encore dépenser NOTRE data pour partager l’événement (et donc donner plus de visibilité à l’événement d’un sponsor) sur la toile. On est en droit d’attendre du Wifi gratuit d’une société qui en commercialise…

2 – il faudrait penser à mettre les noms (ou leurs réseaux sociaux) des artistes en première partie sur l’écran. Très souvent, on (le public) ne les connaît pas, et c’est appréciable de leur offrir la possibilité de se faire remarquer (i see you Florent 😀), mais quand bien même on accroche sur un titre ou un artiste, on ne sait même pas comment le retrouver. C’est vrai qu’ils sont annoncés avant d’arriver sur scène, mais franchement, on n’entend pas forcément bien ou on ne retient pas leurs noms. Il faudrait donc prochainement mettre le nom des artistes et le titre de leur single à l’écran pendant leurs prestations.

3 – la retransmission des spectacles via Facebook Live ou Instagram Direct devrait devenir un automatisme. Orange l’a fait cette fois-ci, mais j’espère que ça sera plus systématique pour les prochaines fois. Je sais que les organisateurs d’événements ont généralement d’autres chats à fouetter et des choses bien plus importantes à gérer mais bon, je prêche pour ma paroisse digitale 🙂 Et tant qu’on y est, penser aussi à attribuer de manière systématique un hashtag au concert (en le faisant notamment apparaître sur l’affiche et les flyers). Ça permet l’agrégation de contenus Social Media liés de près ou de loin au concert, et de mesurer la portée de la communication web faite avant, pendant et après l’événement.

Sur ce, bravo encore à l’équipe Voodoo pour ce moment et ce nouveau tour de force, qui est sûrement loin d’être le dernier !

Sinon. Parlant de grands concerts en Afrique, j’ai une discussion programmée avec T-Lee, manager et business partner de Cassper Nyovest (rappeur sud-africain qui a créé l’événement il y a 2 semaines en réunissant près de 70.000 personnes dans un stade pour ce qui est désormais un moment historique pour le Hip Hop en Afrique). T-Lee a gentiment accepté que je puisse retranscrire notre conversation, qui portera notamment sur comment a été organisé ce concert, avec quels budgets, et surtout comment fonctionne le Hip Hop en Afrique du Sud à la fois artistiquement et commercialement. Je suis sûre qu’il y aura beaucoup à apprendre de cette conversation… que je partagerai exclusivement (dans un premier temps) avec les abonnés de ma newsletter hebdomadaire. Si vous n’y êtes pas inscrit(e), c’est le moment ou jamais: pannelle.com/africadigest 

À plus tard !

Paola.